Fernando Aínsa

Fernando Aínsa Amigues est un écrivain uruguayen, critique littéraire, essayiste, poète, fonctionnaire à l’UNESCO de 1974 à 1999. Né  le 24 juillet 1937 à Palma de Mallorca en Espagne, il est l'un des principaux promoteurs de la littérature latino-américaine. Né durant la période de la guerre civile espagnole, Fernando Aínsa fait partie des « enfants de guerre » qui ont dû fuir, avec leurs familles, à la recherche d’un meilleur avenir en Amérique Latine. L'Uruguay fut le choix de ses parents, et le sien par la suite.

A Montevideo, il a d'abord fait des études de droit à l’Universidad de la República avant de débuter dans le monde de l'écriture comme journaliste dans El día et Acción. Il entre en écriture avec des récits fictionnels comme El testigo, La orilla (1964) ou Con cierto asombro (1968). Plus tard, en 1970, il publie un essai important qui marque le point de départ de son parcours de critique littéraire: Las trampas de Onetti.

Toutefois, dans les années 1970, les conflits le rattrapent de nouveau: le coup d'état militaire le surprend alors qu'il est en déplacement à Paris, la guerre sale et la dictature le maintiendront en exil à partir de 1974.

Installé à Paris, il commence à travailler pour l’Unesco : d’abord comme fonctionnaire international, puis comme coordinateur du Correo de l’Unesco et, finalement, comme directeur littéraire des éditions UNESCO. Ce travail affirme et étend ses intérêts pour la culture latino-américaine: ses actions révèleront alors son esprit humaniste et son rôle comme médiateur entre l’Europe et l’Amérique, comme diffuseur de la littérature hispanique. À côté de ces fonctions administratives, il développe sa facette de critique littéraire, écrivain et poète. Son œuvre réfléchit sur des thèmes comme l’identité et la littérature latino-américaine, l’utopie, le roman historique et fictionnel, l’exil, et récemment l’espace et la mémoire.

Reconnu dans le monde entier pour son travail intense de critique et de médiateur, c'est à ce titre qu'il est devenu Docteur honoris causa de l’Université de Poitiers, université à laquelle il a légué ses archives en 2016.